Arbres trapus, très rameux, peu élevés -> vent fréquent et violentBranches allongées d'un seul côté -> indique le point de l'horizon d'où souffle le ventTiges grêles, élancées, grandes feuilles -> vallée abritée, air calmeGrande vigueur générale de la végétation -> humidité dominantePousses annuelles très faibles -> sécheresse dominante# À faire avant d'arrêter un assolement ou une plantationBaromètre : pression -> tendance du tempsThermomètre : température (échelle Réaumur d'usage courant à l'époque)Hygromètre : humidité / sécheresse de l'airGirouette : direction et force du vent# Conversions utiles pour lire l'ouvrage :1 degré Réaumur = 1,25 degré Celsius80 R = 100 C = ébullition | 0 R = 0 C = glace fondanteSols argileux (terres fortes) -> froment, avoine, fèves, prairies naturelles luzerne et trèfle les allègent par leurs racinesSols sableux / rocailleux -> les arbres s'y développent bien après mélange à un reste de terre végétaleSols calcaires -> l'amendement calcaire y est le plus souvent nuisibleSols humifères / tourbeux -> demandent assainissement avant tout# Test de terrain pour la marne ou la chaux :# répandre quelques tombereaux avant la semaille d'hiver ou de printemps# et comparer -> décide mieux la question que tout autre essaiAmendement (chaux, marne, plâtre, cendres) -> agit sur l'état du solEngrais (fumier, composts) -> apporte la matière fertilisante# Règle de l'ouvrage :chaux SEULE et à forte dose -> récoltes brillantes puis épuisementchaux + fumier simultanément -> fécondité croissante sur le long terme# Exemple cité : dans le Maine, un demi-siècle de chaulages# associés au fumier sans que la fécondité du sol cesse de s'accroîtreFourchette observée en France : 10 à 100 hl de chaux / hectare# Procédé de la Sarthe (recommandé) :Dose : 10 hl de chaux / hectare en moyenneFréquence : tous les 3 ans, à chaque reprise d'assolementCompost : 7 à 8 volumes de terreau ou de bonne terre pour 1 volume de chaux, préparé à l'avanceApplication : sur le sol pour la semaille d'automne, en rangs alternatifs avec le fumier# Variante en compost léger : 8 à 10 hl de chaux / ha,# répandu quinze jours après la mise en tas# Procédé en extension sur les bords de la Loire,# recommandé partout où le sol s'égoutte facilement# Sologne, sols légers et sablonneux :Dose : 240 à 300 pieds cubes de marne / hectareFréquence : tous les 10 ansÉpaisseur : environ 2/5 de ligne répandue sur la surface# Réduction en principe actif :marne à 40 % de carbonate de chaux -> environ 4 hl de calcaire / an / hamarnages plus riches -> jusqu'à 8 hl de calcaire / an / ha# Règles :une dose convenant à l'argileux est déjà trop forte pour un sol légermarne pierreuse : la laisser déliter par les gelées avant enfouissementenfouir la marne presque sèche : mouillée, elle ne se distribue pas dans le sol# Effet complémentaire : la marne assainit — elle divise la terre,# empêche le durcissement en surface après les pluies# et limite l'évaporation excessivePlâtre (sulfate de chaux) : doses réduites, sur trèfle et luzerne effet marqué sur les fourragesCendres : 20 à 40 hl / hectare selon les pays, enterrées par un léger labourCendres sur navette : 20 à 30 hl / hectare# Sur sols légers, réduire systématiquement les doses lues# dans les usages locaux : l'ouvrage note qu'elles sont# presque toujours trop fortes, les marnages s'étant souvent# répandus au hasard, de voisin en voisin1. Rendre le sol cultivable : défrichement, essartage, épierrement, assainissement, défoncement2. Façons générales : labours, hersages, roulages3. Façons d'entretien : binages, sarclages, buttages4. Arrosements et irrigations5. Assainissement / écoulement des eaux# Les opérations du groupe 1 sont exceptionnelles,# celles des groupes 2 et 3 périodiquesEaux de rivière chargées de limon -> valeur fertilisante propreEaux de source froides -> réchauffer par un parcours à l'air libreEaux stagnantes -> à proscrire : refroidissent le solDispositifs : prise d'eau, canal de tête, rigoles de distribution, planches inclinées, fossés de colature (évacuation)# Règle : toute irrigation suppose un écoulement assuré ;# irriguer sans colature = transformer la prairie en maraisSignes : terre qui se durcit en surface après la pluie, eau stagnante dans les empreintes, végétation de plantes hydrophilesMoyens : fossés d'écoulement, rigoles, saignées, drainage par pierres ou fascines, labours en billons# Ordre des travaux : assainir -> amender -> fumer -> cultiver# Inverser cet ordre revient à perdre l'amendementBase : dose normale du pays pour un sol de fertilité ordinaireDIMINUER la dose si : - sol riche # les céréales tallent, les plantes s'étalent - semaille de bonne heure # terrain mieux préparé, germination hâtée # par une terre encore échaufféeAUGMENTER la dose si : - sol pauvre - semaille tardive - variété de printemps # se sème plus dru que les variétés d'automne# Motif du surdosage habituel : une part de la graine a perdu# la faculté germinative, une autre n'est pas enterrée à la bonne profondeurÀ la volée : rapide, matériel nul, répartition irrégulière, profondeur inégale, binage impossibleAu semoir : lignes régulières, économie de semence, permet binages et sarclages entre les rangsEn poquets : cultures à large écartement (racines, légumineuses)Recouvrement : hersage léger, puis roulage (plombage du terrain)# Le plombage assure le contact graine / terre : étape souvent négligéeMoisson : juger à la couleur de la paille et à la dureté du grain récolter un peu avant la maturité complète pour limiter l'égrenageBattage : au fléau, au rouleau, ou à la machine à battreVannage : séparation du grain et des menues paillesConservation : grenier -> pelleter et remuer régulièrement le tas silo -> fosse étanche, masse à l'abri de l'air meule -> gerbes dressées, cœur protégé de la pluie# Point critique : ne jamais enfermer un grain non ressuyéProfil : bombé, pour l'écoulement des eaux vers les fossés latérauxFondation : empierrement, pierre la plus grosse au fondFossés : indispensables des deux côtés, curage périodiqueEntretien : rechargement des ornières avant l'hiver# Les débouchés conditionnent le choix même des cultures :# sans chemin praticable, pas de culture de venteHaie vive : peu coûteuse, défend bien, occupe du terrain, demande recépage et taille réguliersHaie sèche : immédiate, courte durée, consomme du boisFossé + talus : bon là où la terre est profonde, entretien du curageMur : durable, cher, justifié si la pierre est sur le fondsPalissade : rapide, entretien constant# Juger aussi l'abri produit : une haie bien orientée vaut un brise-ventAccidents : gelées, échaudage, versage, excès d'eauMaladies : charbon, carie, rouille, nielle des céréalesAnimaux : insectes, rongeurs, oiseauxMoyens préconisés : - chaulage / cuvage des semences avant semis - rotation, pour rompre le cycle des parasites - destruction directe (ramassage, pièges, échenillage) - drainage, contre les maladies liées à l'excès d'eau# La rotation est présentée comme le premier remède,# non comme un remède parmi d'autres